"Je craque ! Je craque ! Et je re-recraque ! Pourquoi ???" : Explications
On connait toutes ça : Les crises sur crises ! On commence et l'on n'arrête pas. Tout y passe : le chocolat, le nutella, les chips, le yaourt... Et même des aliments peu commodes. On ne stoppera que lorsque notre ventre sera rempli à raz-bord ! Et pour certaines, cela finira même en vomissements. Pour ma part, je suis hyperphage, c'est-à-dire que je crise, j'avale et j'engloutis sans jamais vomir (car cela m'est impossible). Grâce à certaines connaissances accumulées sur le tas + quelques notions piquées dans mes cours de psychologie (ben oui, ça aide un peu), je vous ai concocté un article qui, j'espère, pourra vous aider à comprendre d'où viennent vos crises ! (Je fais des études de psychologies et j'ai des cours de physiologie + de biologie que je vais mettre à profit :p)
Quelles sont les causes des crises ?
Par "crises", j'entends "période de perte de contrôle où l'on se jette sur la nourriture afin d'en avaler le plus possible, sans réelle faim physiologique".
- Un retour de frustration incontrôlable : Soyons clair, manger est, à la base, un plaisir pour tout les sens corporels ! Et lorsque l'on prive le corps d'un plaisir, il accumule de la frustration, une force psychique puissante. Elle est inévitable car liée à l'absence de plaisir (alimentaire, dans notre cas). Notre "jauge" interne de frustration ne peut dépasser un certain niveau sinon... Badaboum ! C'est l'apocalypse. Le souci est donc là. Lorsque l'on se prive trop, la frustration s'accumule et lorsque son niveau est trop élevé, elle doit s'évacuer par un quelconque moyen ! Et le moyen, c'est la prise alimentaire exagérée, jusqu'à la limite de nos capacités d'absorption.
Tout ce qui a été accumulé (vous avez refusé 1 bol de céréales hyper sucrées + 1 petit morceau de chocolat + 1 tranche de pain avec du nutella +...) va se libérer en puissance 10 ! Toute quantité non ingérée lors d'une petite envie va se transformer en un plat gargantuesque ... Et cela augmentera avec le temps resté dans cet état de frustration. - La palatabilité d'un aliment + Une variété alimentaire exponentielle : Avouez que si nous n'avions qu'une paire d'aliments (des bananes, par exemple), nos crises seraient très limitées. Voilà un autre problème, la variété alimentaire promue dans le supermarché. Nous créons des centaines de sorte de biscuits, de chips, de pâtes, de sauces, de glaces... Tant et tant que nous voudrions goûter tout. Hélas, sachez que l'attrait d'un aliment diminue avec son ingurgitation. C'est la palatabilité d'un aliment, c'est à dire que l'envie de manger un aliment (une banane) va diminuer au fur et à mesure que l'on en mange (à partir de 10 bananes, on commence à caler). Malheureusement, c'est que l'attrait que l'on a envers un aliment en particulier (banane) diminue MAIS ne décroît pas l'attrait que l'on peut avoir envers un autre aliment (pomme) !
Une étude a été menée sur des rats pour savoir quels pourraient être les facteurs de la prise de poids. Hé bien, lorsqu'un rat n'était nourri qu'avec 1 seule sorte d'aliment, il mangeait une quantité bien inférieure à un rat à qui l'on donnait le choix entre plusieurs aliments !!! Conclusion : Plus on dispose de choix alimentaire, plus on mangera ! - La culture liée à l'alimentation : Il s'agit de nos règles, de nos coutumes. Forcément, nous aurons plus tendance à manger si les repas sont un moment "convivial" par défaut. De plus, manger est, dans notre culture (occidentale), un moment que l'on passe souvent accompagné. Or, dans la plupart des cas, plus un repas sera partagé par de nombreux convives, plus l'ingestion d'aliments sera élevée.
De plus, beaucoup d'entre nous ont été éduquées dans l'idée qu'il faille "finir son assiette". C'est une sorte de principe occidental (très peu partagé car en Chine, la politesse veut qu'on laisse quelque chose dans son assiette xD). Malheureusement, chez moi, ce principe est tellement ancré que je me sens obligée à chaque fois de manger tout "jusqu'au bout". - L'ennui : Bah oui, ça arrive à tous de s'ennuyer. Et que fait-on lorsqu'on s'ennuie ? On veut chercher du plaisir. Et quel est le plaisir le plus facile à obtenir ? Celui provoqué par la nourriture ! C'est une réalité.
- Des moments éprouvant émotionnellement : J'ai fait un article là-dessus ("Les émotions et l'envie de manger") et c'est particulièrement vrai lorsqu'on est tendu(e), stressé(e), triste ou en colère. L'action de manger vient pour nous "punir" ou pour nous apporter du "réconfort". Manger est devenu un exutoire, une façon de s'exprimer... Cela a remplacé sa fonction première d'apport d'énergie vitale.
- Un sentiment de culpabilité exacerbé : Une amie m'a fait la réflexion intelligente que si l'on culpabilise parce que l'on mange, on finit par manger encore plus. Et pas forcément mieux... Ce sentiment oppressant finit par se déchaîner et l'on finit par ne plus se contrôler. Si l'on n'avait pas cette peur, on ne ferait pas de crise.
- Un conditionnement répondant : Le conditionnement répondant (mis en avant par Pavlov) est une théorie qui s'intéresse aux résultats d'un apprentissage dû à l'association entre des stimuli de l'environnement et les réactions automatiques de l'organisme.
Illustration : Un chien salive lorsqu'il reçoit sa gamelle et qu'il mange. Si l'expérimentateur, avant de donner la gamelle au chien, fait sonner une cloche, le chien finira par associer la cloche à la gamelle et salivera uniquement au son de la cloche !
Les crises peuvent également se déclencher ainsi ! Il suffit d'un stimulus dans une certaine situation pour déclencher la réaction d'envie de manger ! Par exemple, avant de rentrer dans un McDonald, je n'ai pas faim. Puis, je vois le logo du McDonald --> Je vais avoir une envie de faim car j'ai associé le logo McDo avec la nourriture (qui me fait saliver) ! Tout comme le stimulus déclencheur pourrait être une pièce de la maison, une émotion particulière, un évènement précis... - La température : C'est plus une hypothèse ici. Mais j'ai l'impression que lorsqu'il fait froid, il y a une plus grande tentation de céder et de criser contrairement aux saisons chaudes (30°C et +).
Voilà j'espère que cela vous aura éclairé un peu sur votre propre fonctionnement. Je pense que connaitre les principales causes qui déclenchent les crises permettent de mieux les contourner. :-)
Que faire ?
En fonction de votre problème, il faut trouver la meilleure stratégie afin de contourner votre "zone de déclenchement". Par exemple, si vous avez associé un lieu avec une crise (conditionnement répondant), essayez d'éviter cet endroit au maximum. Si c'est l'ennui, trouvez-vous un maximum d'activités, ... etc. Bref, tout a une solution. Pour des soucis plus émotionnels, comme la culpabilité (sentiment très complexe et souvent déclenché de manière inconsciente), peut-être devriez-vous songer à aller voir un psychologue (compétent et diplômé de l'université) pour vous aider à dépasser certaines difficultés dans votre vécu.


Commentaires
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le 19-02-2012 à 11:37:23
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le 21-02-2012 à 13:32:29
Je vais être hors-sujet :
Je me suis demandé si vous ne voudriez pas vous inscrire sur Twitter... comme ça toutes celles inscrites sur facebook n'auraient pas à recréer de compte :) mais pourraient quand même avoir accès au groupe ...?
Un groupe Twitter ça vous dis ?
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le 21-02-2012 à 20:01:41
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le 23-02-2012 à 14:08:21
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le 24-02-2012 à 14:07:28
j'aime pas....
Photooo <3
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le 26-02-2012 à 03:08:44
Propre à susciter le débat ça :).
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le 26-02-2012 à 14:26:46
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le 14-03-2012 à 14:46:48
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le 30-04-2012 à 18:10:10
En tout cas, grâce à toi, j'ai échappé à l'"engloutissement" (je confirme, ce mot n'existe pas) de dizaines de biscottes beurre+confiture de fraises (mon pêché mignon...). Parce que j'en avais grave envie, et que comme quand j'en mange une, j'en mange deux, puis cinq, puis dix, ...
Bref merci beaucoup !!!
J'aime beaucoup ton blog ! :)
Ah... Des envies de chocolat en poudre arrive, alors je vais me jeter sur un autre article... VIIIIIIIIIIIITE !!!!!!!!!!!!